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mercredi 15 février 2012

RDC : l’opposition prête à contester le pouvoir au Parlement et dans la rue


L'opposant congolais Etienne Tshisekedi près de sa maison de Limete, à Kinshasa, le 23 décembre 2012.
L'opposant congolais Etienne Tshisekedi près de sa maison de Limete, à Kinshasa, le 23 décembre 2012.
AFP PHOTO

Par RFI
Veillée d’armes politique en RDC avec deux événements prévus le jeudi 16 février 2012 : la rentrée du nouveau Parlement, et la marche à l’appel de l’Eglise catholique pour exiger la vérité des urnes. De nombreuses associations et partis d’opposition appellent à participer à cette manifestation. Quant au Parlement, l’opposition bien que très minoritaire -une centaine de sièges sur 500- a l’intention de donner du fil à retordre au camp Kabila.

Fait exceptionnel, le barrage de police qui bloque depuis deux mois et demi la rue où habite Etienne Tshisekedi a laissé passer les élus de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) hier, mardi 14 février. Tshisekedi avait dans un premier temps déclaré nulles ces législatives ; mais il a quand même réuni les nouveaux députés de son parti, et ensuite ceux des partis alliés. Au total, une soixantaine d’élus qui réfléchissent à la stratégie au nouveau Parlement.
Vont-ils siéger ? Vont-ils bloquer le système en empêchant le quorum ? Vont-ils démissionner avec leurs suppléants, provoquant ainsi une avalanche d’élections partielles ? Rien n’est encore décidé.
Ces grandes manœuvres s’élargissent au reste de l’opposition, où l’on évoque la rentrée parlementaire, mais en premier lieu la marche de protestation organisée ce jeudi 16 février à l’initiative de l’Eglise catholique. Marche pour demander la vérité des urnes et la démission de la Céni, la Commission électorale nationale indépendante.
Ce même jeudi, le nouveau Parlement doit se réunir pour la première fois sous la présidence du doyen d’âge, c’est la règle… Doyen qui se trouve être un élu de l’UDPS.



Nouvelle journée de haute tension à Kinshasa

Mis en ligne le 15/02/2012
Jeudi sera une nouvelle journée de haute tension à Kinshasa, avec une "Marche des chrétiens".
Kinshasa, la capitale congolaise, va à nouveau connaître jeudi une journée sous haute tension, avec une "marche pacifique" des chrétiens à l'appel de l'Eglise catholique alors que débutera une session extraordinaire de l'Assemblée nationale issue des élections contestées du 28 novembre en République démocratique du Congo (RDC), sans attendre la proclamation des résultats définitifs. Vingt ans après la "Marche des chrétiens", le clergé kinois et le Conseil de l'apostolat des laïcs catholiques congolais (CALCC) organisent jeudi cette nouvelle manifestation en mémoire des dizaines de Congolais tombés sous les balles des militaires du maréchal Mobutu Sese Seko.
La marche du 16 février 1992 avait été organisée pour protester contre la fin arbitraire de la Conférence nationale souveraine (CNS), symbole de la démocratie naissante. Cette fois, l'archidiocèse de Kinshasa appelle à protester contre les résultats des élections présidentielle et législatives, qui "ne reflètent pas la vérité des urnes", selon l'expression de l'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo.
Les chrétiens réclament aussi le départ des sept membres du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), jugés trop inféodés au pouvoir du président Joseph Kabila, réélu au terme de scrutins entachés d'irrégularités, rappelle mercredi l'hebdomadaire 'Le Vif'.
Jeudi verra aussi le début de la session extraordinaire de l'Assemblée issue des élections contestées du 28 novembre en République démocratique du Congo (RDC), sans attendre - conformément à la Constitution - la proclamation des résultats définitifs par la Cour suprême de Justice (CSJ). Or, la CSJ a commencé à examiner les plus de 500 recours déposés par des candidats s'estimant lésés, qui concernent plus de 300 députés considérés comme élus par la Céni, sur les 500 sièges que compte la chambre basse du parlement congolais.

La "Marche des chrétiens" interdite par le gouverneur de Kinshasa
Une "Marche des chrétiens" qui devait se dérouler jeudi à Kinshasa à l'appel de l'Eglise catholique pour dénoncer l'absence de transparence après les élections présidentielle et législatives du 28 novembre dernier en République démocratique du Congo (RDC) a été interdite, a indiqué mercredi soir à l'agence BELGA le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga. M. Mende, qui est également ministre de la Communication, a invoqué deux motifs justifiant selon les autorités l'interdiction de cette marche de protestation qui se voulait pacifique.
Premièrement, la demande d'autorisation n'est rentrée qu'aujourd'hui (mercredi) alors que la marche devait avoir lieu demain jeudi. Deuxièmement, "on ne sait pas identifier exactement qui sont les organisateurs de cette marche", a-t-il affirmé. La décision d'interdire la manifestation a été prise par le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, André Kimbuta Yango.
Selon M. Kimbuta, le Conseil de l'apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC), qui projetait cette manifestation, n'a pas respecté la procédure légale en la matière. Le gouverneur a expliqué à la radio onusienne Okapi que la lettre de notification de la marche est parvenue à l'hôtel de ville en retard. En outre, le CALCC n'est pas répertorié parmi les associations agréées par l'hôtel de ville, a-t-il ajouté.
Dans un communiqué reçu à Bruxelles, le député cdH Georges Dallemagne a dénoncé cette interdiction en évoquant un "nouveau déni de démocratie". Appelant au dialogue, M. Dallemagne a exprimé son "inquiétude par rapport à l'évolution au Congo" après les élections présidentielle et législatives controversées du 28 novembre dernier.
La "marche pacifique" des chrétiens à l'appel de l'Eglise catholique était prévue alors que doit débuter jeudi une session extraordinaire de l'Assemblée nationale issue des élections contestées du 28 novembre, sans attendre la proclamation des résultats définitifs. Vingt ans après la "Marche des chrétiens", le clergé kinois et le CALCC avaient prévu d'organiser jeudi cette nouvelle manifestation en mémoire des dizaines de Congolais tombés sous les balles des militaires du maréchal Mobutu Sese Seko.
La marche du 16 février 1992 avait été organisée pour protester contre la fin arbitraire de la Conférence nationale souveraine (CNS), symbole de la démocratie naissante. Cette fois, l'archidiocèse de Kinshasa appelait à protester contre les résultats des élections présidentielle et législatives, qui "ne reflètent pas la vérité des urnes", selon l'expression de l'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya.
Les chrétiens réclament aussi le départ des sept membres du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), jugés trop inféodés au pouvoir du président Joseph Kabila, réélu au terme de scrutins entachés d'irrégularités, a rappelé mercredi l'hebdomadaire 'Le Vif' sur son site internet. Jeudi verra aussi le début à 10h00 de la session inaugurale de l'Assemblée issue des élections contestées du 28 novembre, sans attendre - conformément à la Constitution - la proclamation des résultats définitifs par la Cour suprême de Justice (CSJ). Or, la CSJ a commencé à examiner les plus de 500 recours déposés par des candidats s'estimant lésés, qui concernent plus de 300 députés considérés comme élus par la Céni, sur les 500 sièges que compte la chambre basse du parlement congolais.


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